- M. Jean-Marie Védrenne nous informait en octobre 2008 que la mairie des Farges envisageait des travaux de consolidation sur les ruines de la chapelle du Cheylard (fig. 1, photo J.-M. Védrenne). « Cette petite église, avec arc triomphal, avait été construite, comme cela était souvent l’usage au XIIe siècle, près du château. Elle était placée sous la protection de saint Barthélemy. Mais la population s’étant déplacée, une nouvelle église a été construite au village des Farges, à deux kilomètres de là, au XVIIe siècle. L’ancienne église, abandonnée, s’est désagrégée peu à peu et le cimetière qui l’entourait a disparu sous les chênes et les fougères. »
Actuellement, des travaux de nettoyage et de consolidation du bâtiment, qui n’est ni inscrit ni classé, sont en cours, surveillés attentivement par un architecte, grâce à une subvention de la Fondation du Patrimoine et à une souscription des habitants du village. Des éléments très intéressants apparaissent petit à petit : sarcophages, pavements…
- Le Dr Gilles Delluc indique que le château de l’Empéri à Salon-de-Provence abrite une grande collection d’objets appartenant au musée de l’Armée : uniformes, armements, fonds napoléonien. Un mannequin de général de brigade de cavalerie légère porte l’uniforme « à la hussarde », avec pelisse, ceinture-écharpe en résille d’or et de soie, sabre à la mameluk (fig. 2 à gauche). Il est mentionné qu’il est « inspiré du portrait du général Fournier-Sarlovèze, par Gros (Musée du Louvre) ». On se souvient que ce portrait est célèbre en raison de la présence d’un repentir : on aperçoit au moins deux jambes gauches (fig. 2 à droite). Dans ce musée sont présentés aussi de nombreux souvenirs de Bugeaud : burnous, lettres au général Pélissier…

- Répondant à la demande concernant Antoine Guillemet, « mort en Dordogne » (BSHAP, 2009, p. 147-148), M. Jean Vives signale que ce peintre impressionniste a habité au château de la Gauterie (à Mareuil-sur-Belle), plus précisément à la maison de Rauquelaure, parfois encore appelée la « maison du peintre ». Les propriétaires de la Gauterie (ou la Gotherie) devaient être alors les Bentz. Ils l’auraient hébergé. Il est enterré, non loin, au cimetière de Saint-Pardoux et la tombe porte : « Antoine Guillemet, 1843-1918 / Cécile Guillemet, 1867-1953 / René Bentz, 1887- 1974 ». M. Jean-Louis Chamoulaud confirme le texte de l’épitaphe (fig. 3 : portrait du peintre et sa Falaise de Puys à marée basse, 1877).
Ajoutons qu’en 1908, le château appartenait à Me Augustin Bentz, avocat à Garches (Seine-et-Oise), et à son épouse, née Bonnet de Lalande, qui avaient deux fils, Olivier et Raoul (Annuaire du Tout-Sud-Ouest illustré). Mais pourquoi retrouve-t-on en Dordogne cet ami de Zola ? Ce peintre avait été son principal informateur pour L’OEuvre (1886) et il aurait été l’amant de Mme Zola avant qu’elle ne devînt l’épouse du romancier. Le « chaînon manquant » est peut-être représenté par le dessinateur Fernand Desmoulin (1853-1914). Il était né à Javerlhac et monta à Paris en 1871. Il fut lui aussi ami de Zola, familier des Soirées de Médan et soutien du romancier pendant l’affaire Dreyfus. Le couple Desmoulin venait se reposer l’été dans sa maison de Nontron et y recevait Parisiens et Brantômois. Brantôme hérita des collections de l’artiste, comme le rappelle la biographie rédigée par Marcel Belly (Nontron et le pays nontronnais, t. II, Périgueux, Pilote 24 édition, 1997).

- Suite à la note de M. André Goineaud-Bérard sur le quartz géant de Saint-Paul-la-Roche (BSHAP, 2008, p. 504), notre collègue, M. Jean Vanaerde , lui a adressé la copie d’un article de la revue Minéraux et fossiles, n° 7 de juillet 1975, sur la découverte et la description de cette « grande pyramide de quartz » par F. Arbey (copie déposée à la bibliothèque). La découverte de ce cristal pyramidal exceptionnel, dans une carrière de quartz exploitée depuis longtemps, était toute récente (environ six mois). La photographie fournie par M. Goineaud-Bérard, très analogue à celle qui illustre l’article de M. Arbey, date donc de cette époque.

- Mme Nelly Belle remercie notre compagnie car, grâce à nos archives, elle a pu retracer l’historique du château de Sallegourde à Chancelade, appelé aussi repaire de Clarens, depuis Gérard Arnaud, grand bourgeois, marchand drapier au XVe siècle, les Macanan (marquis), famille d’origine bordelaise au XVIe siècle, la Révolution et les biens nationaux, une ferme modèle en 1839, M. Lafforest en 1880 (avec son élevage de vers à soie et ses 350 têtes de bétail), la famille de Génis et, enfin, la colonie de vacances des PTT.

- Suite à l’article « Sem et le Tigre ». Xavier Chiron, président des Amis de Sem, écrit que Pierre Goursat (1914-1991), fondateur de la communauté de l’Emmanuel (avec une interne des hôpitaux de Paris), présente dans le monde entier, était le neveu de Sem, fils de son jeune frère Victor (Sem était le troisième de neuf enfants). Ce Périgordin d’origine, d’abord étudiant à l’École du Louvre, fut longtemps directeur de l’Office catholique du Cinéma français. Il a fondé des maisons d’édition et de publications scientifiques et culturelles. Il était proche du cardinal Suhard et le diocèse de Paris a demandé l’ouverture de son procès en béatification. La communauté de l’Emmanuel, selon ses statuts, « rassemble des fidèles (Christi fideles) de tous états de vie qui désirent s’engager ensemble dans une vie à la fois contemplative et apostolique au sein de l’Église catholique ».
Le Dr Gilles Delluc nous signale un timbre sur Lascaux non cité dans son chapitre sur le sujet dans Petites énigmes et grands mystères (tome II, Périgueux, Pilote 24 édition, 2008, p. 71-94). Il s’agit d’un timbre commémorant le cinquantième anniversaire de la fondation de l’Unesco : la Vache qui saute et les poneys (fig. 4). La République de San Marin a choisi de « timbrifier » Lascaux, site inscrit en 1979 au Patrimoine mondial dans le cadre des grottes préhistoriques de la vallée de la Vézère. En juillet 2008, l’Unesco a accordé un sursis d’un an avant le classement de la grotte dans la triste liste des chefs d’oeuvre en péril. Ce timbre est le neuvième consacré à la grotte : un seul est français (le célèbre timbre du graveur Claude Durrens, exécuté en taille douce en 1968). En outre, un timbre consacré à Lascaux 2 (le grand Taureau), simplement reproduit en offset, vient de sortir de l’usine du Timbre (fig. 5). Comme il fait partie d’une série consacrée à l’Aquitaine, on ne le verra pas très souvent dans notre courrier.
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